Au départ, le travelling le plus long de l’histoire du cinéma politique en train de remonter à pauvre allure le microcosme tambourinant du Maroc en mouvement.
On y trouve de tout pour illustrer une portion de monde moderne auto-immobilisé. Jusqu’aux badauds juchés sur des sièges à roulettes qui ne roulent pas derrière le rideau pixellisé de leur écrans. Les primates se passionnent au spectacle inédit d’un weekend compacté. Des hommes pare choc contre pare choc, qui n’ont d’ailleurs rien à entrechoquer faute de mouvement significatif.
La démocratie s’est garée près du parlement…
Les représentants de l’ordre sortis de leur clavier en roulant des mécaniques (devenus électroniques depuis) s’avancent en se déhanchant vers l’idéologie en costume gris qui, assurance affichée dans la fulgurance du regard, ne se laisserait certainement pas en conter.
Travelling arrière…
A l’origine du sur place, tout de même, un excès de vitesse. En témoigne quelques tronçons de corps dévitalisés sur un axe secondaire, celui du non droit d’après le méchant de la série. Les prises de becs vont bon train à propos du mouvement.
Qui aime dilemme nous dis le dicte-t-on …de quoi en PAMER plus d’un …
Ça roulait trop vite pour certains, pas assez pour d’autres qui veulent voir plus de têtes viandées…
Des dilemmes comme celui-là, il y en à profusion, dans tous les domaines. De nos jours, on ne peut pas faire trois emplettes sans se taper dans la liberté. Elle s’offre de tant de manières qu’hésiter n’est plus une option. C’est terrible. On doit s’en remettre aux spécialistes pour nous guider…
Et de spécialiste, comme dans les séries américaine, il y en a profusion….
Epilogue :
La démocratie et ses rejetons, à repris son chemin sous la huée des incrédules qui ne l’avaient jamais vu de près et qui finalement ne la trouvent pas aussi belle que ses photos sur la une des magazines vendeurs de pamoison…
Générique où :
Une mulâtresse juvénile crache un juron coloré. Le Tram n’a pas stoppé au pied de son fantasme. En remontant dans la rame, elle percute un usager jaune, qui voit rouge.
Un homme encore vert tente de s’interposer…..brouhaha…et
Fin
Ps : vous resterez tout de même un peu sur votre faim car le chef de la police (noir…comme dans toutes les séries américaines qui se respectent) ne fera aucune déclaration à propos de ce petit incident.









Twitter Updates


28 May 2010 at 13:00
Sacré kb !
))
28 May 2010 at 13:59
tu veux la vérité ou sa cousine ?
28 May 2010 at 14:04
RDB, la vérité est une notion bien relative tant l’esprit ne voit que les catégories de sa pensée
j’veux bien commencer par la cousine…si elle est bien roulée
28 May 2010 at 14:17
RDB…et puis, depuis que Feu 7didane n’est plus (puisse le dieu des blogs le prendre en sa sainte miséricorde) il faut bien quelqu’un pour reprendre le flambeau de l’outrecuidance permissive dans le qualificatif provocateur de l’autre….juste pour le pousser à s’extérioriser. je suis un thérapeute en quelque sorte et quand je traite de primate je ne m’exclus pas du lot…je fais juste allusion au “mimétisme” qui phagocyte grandement le champ expressif blogomayen
31 May 2010 at 15:26
C’est le poignard en bandoulière que l’on doit entrouvrir la sacoche, car si le sourire du dealer est trompeur, rien ne vaut une bonne caboche proprement défigurée pour découvrir la véritable tronche du Monsieur Moche.
Quand la “liberté” sert de fer de lance aux Dons qui se shootent, c’est souvent pour faire baisser le prix de la dope.
On ne perd jamais son temps à te lire
9 June 2010 at 07:20
Très bien écrit sous le tempo de ton goût pour la métaphore colorée, ce petit article qui amène à réfléchir au concept de la fluidité des mouvements entre humains- sisi même certains ministres sont humains.
Si humains d’ailleurs qu’ils n’hésitent pas, (un peu comme Sarko avec l’ADN du voleur du scooter de son fils)à utiliser de toutes les prérogatives que confèrent la mauvaise foi et un maroquin (à ne pas confondre avec un Marocain, même s’il existe apparemment un tas de maroquins Marocains)pour faire parler la voix du sang.
La petite balade à laquelle tu nous as convié dans ces blogs montre tout de même que la langue s’est beaucoup déliée dans leplusbeaupaysdumonde, même si à l’évidence ça ne plaît pas à tout le monde.
Je rappelle qu’en France nous avons aussi un tas de petits inquisiteurs aboyeurs toujours prompts à mordre ceux qui voudraient considérer leurs supérieurs comme des égaux, O sacrilège (si un égal pouvait être supérieur, mais je m’égare..), et que cette petite lutte pour ramener un chat à n’être qu’un chat, et donc à l’appeler… un chat, est une lutte de tous les instants.
tiens bon la barre, matelot.
9 June 2010 at 11:09
hu hu hu…Leblase,j’ai toujours trouvé que tu avais beaucoup de classe dans la lutte du même nom
9 June 2010 at 12:27
Et je trouve pour ma part que tu es en train de distiller un rafraîchissement(de cerveau) bien utile, et bien plus efficace que ne le seraient des imprécations courroucées.
10 June 2010 at 00:23
bon leblase et kb, vous allez arrêter enfin de vous cajoler comme des lesbiennes !
m’enfin !
))
10 June 2010 at 08:02
Benji on ne se cajole pas, on se stimule mutuellement les sécrétions de sérotonine