J’écris souvent à propos du reste et très peu à propos de moi…quoique dans le reste, du moi, je ne suis pas en reste tant je le transpire par mes mots. A vrai dire je n’aime pas trop m’étaler sur ce que je considère dénué d’intérêt, moi (encore ?) même si en vous disant cela me prend l’envie de rire tellement je ne me crois pas…rassurez moi docteur, est-ce grave ? Ai-je vraiment la grosse tête ? Suis-je un esprit supérieur…enfin, qui se le fait croire ? Un illuminé du verbe, un ampoulé de la tournure scabreuse ? Un éclairé de l’interpénétration ténébreuse du sens ? Un je vous-en-foutrai-de-la-saint-axe-en-queue-de-cochon ? Un Jean-claude Vandamme du sujet à la recherche de son karma ? Un Hortefeux de l’épithète prônant la lettre aux lettrés ? Un botteur en touche du limpide ? Un fauteur de trouble dans la clarté du verbe ? Un abscons de l’adjectif ? Un ésotérique de l’expression ? Un templier du pronominal ? Un gourou du grand secret ? Un kangourou du saute-mouton de la métaphore ?…
J’ai beau me tâter par les sens, me soupeser par l’esprit, me jauger par aisance, je n’arrive toujours pas à trouver une petite réponse pour me donner un sens. Je suis tellement évident à moi-même que tout qualificatif serait plus faux que superflu pour me décrire à vous. Je ne ferai que me décrier par toute tentative descriptive de ma particule…
Ne me nommez pas ! ne m’imaginez pas ! je n’ai pas d’âme de mon état…juste du cœur à mes coups et des tripes tant mes propos puent si souvent. Je suis un pet de conscience qui vient troubler la surface dormante de vos plates certitudes. Je suis le tremblement de la feuille qui raconte le vent, le souffle d’aurore qui raconte la vie, l’azur suspendu au murmure de la terre, le cri de la bête qui réveille l’humain en elle. Je suis Celui qui suit la flamme de la chandelle, petit cône échevelé dans l’attraction d’une terre céleste car si vivre signifie devenir qui je suis vraiment, alors le jeu en vaut la chandelle… je laisse la flamme du feu en moi guider ma vie dans sa danse vacillante mais toujours ascendante. Je la laisse donner cet autre sens, cette direction où l’on offre sa vie dans chacun de ses gestes, dans chacun de ses pas….
Le feu n’existe que parce qu’il rend hommage à l’air, au souffle qui sans cesse nous invite, qui sans cesse nous appelle…
Et parce que les enfants sont nos lendemains étoilés et que la vérité, dit-on, sort de leur bouche, j’emprunte souvent leur regard pour parler la langue du poète car finalement, je ne suis rien d’autre que ça…..









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26 May 2010 at 18:52
qu’est ce qui se passe? tu t’es regardé dans un miroir avant de sortir le matin??
j’adore!
26 May 2010 at 20:15
Heeeuuuu, ah j’adore quand tu te donnes et que tu ne t’hermétises:-))) pas! Superbe! Comme d’habitude!
26 May 2010 at 20:36
hu hu hu…j’avais zu oublié le lien du docteur
))
merci les filles
27 May 2010 at 00:28
kb, sérieux là ! je te vois super bien dans le 7ème art.. tu ferais je crois un brillant réalisateur.. sauf que t’aurais pas hésité à ruiner ta carrière pour des actrices de serie C
il te reste le repentir, et une bonne thérapie sexuelle mon fils, et sûrement que tu y arrivera
27 May 2010 at 07:46
tête déplumée, ventre bedonnant, regard où dansent les flammes des feux de brousses et où de temps à autre passe en fulgurance l’ombre d’une de ces milles araignées qui habitent ton plafond…..je dis que t’as le profil idéal pour être mon gourou. benji! je t’engage !
27 May 2010 at 08:03
Fedwa…j’étais sûr que t’allais aimer mon côté cuculapraline
)))))))
27 May 2010 at 10:31
Il est pas mal ton psy : j’adore et j’ai honte puisque je découvre
Merci Poète.
27 May 2010 at 11:07
Tu dis le reste et tu te dis; tes mots sont tes atouts et tes pires ennemis.
Tu es
un regard liquide reflet d’un coin de ciel bleu pâle
des forces sombres jamais en repos,
reflets immobilisés dans un figement minéral
les jeux de rayon de soleil sur une peau satinée
île dernier refuge des pensées avides de fleurir
…
27 May 2010 at 12:39
ow ! tu vois tout ça kali ???
)))
29 May 2010 at 09:48
merci pour ce beau texte KB, j’aime quand tu mets de la douceur à ta poésie, quelques temps éloignée
du technicien en paraboles intenses pensant avoir trouvé le mouvement des courbes de tempé-ratures du ciel et de ses serties-tudes 
Il y a de la rigidité de hêtre à s’embourber dans des caricatures manichéennes pour un cormoran comme toi, capable de planer l’oeil en escadrille sur les mille vers grouillant sous la mer;
29 May 2010 at 11:00
rigidité de hêtre…sans nulle intention de mettre en boite ça me rapelle la mise en bière de ce tout si périssable…à part la douce parole de la poésie, insouciante du temps…insouciante de l’âge
merci pour ta lecture marina
1 June 2010 at 07:34
KB,poète d’accord et poète d’abord: vos papiers!
Profession (de mauvaise foi) :cyberenerguméne,cybergoteur et cyberratique.Rarement cyberroné . A seize heures cyberotique.
Pour ta pénitence, tu boiras six bières et trois restons-en-là!
8 June 2010 at 15:13
J’écris beaucoup sur moi même, peu sur le reste.
Je les veux réflexifs mais l’égocentrisme l’emporte!!
J’aime ce que je découvre par ici et ça m’enchante…
Bonne soirée!
9 June 2010 at 10:27
écrire sur soi c’est comme peindre sur soie, l’essentiel étant l’authenticité de l’expression
bienvenue your angel
9 June 2010 at 11:05
Elle, six bières je veux bien mais pour aller encore un peu plus loin sans toutefois aller jusqu’au pénitencier…