Si l’histoire de l’homme reste contingente et parsemée d’embûches, l’art aurait dû normalement y représenter « la » valeur sûre, naturellement thésaurisable au fil des générations pour constituer en grande partie ce que tout le monde s’accorde à qualifier de « patrimoine culturel ».
Ce patrimoine existe bel et bien dans l’absolu, mais les valeurs s’y référant souffrent contradictoirement d’une perversion chez l’humain à percevoir la noblesse de sa propre valeur.
L’art est le reflet de la société nous dit-on et vu ce qui se fait, côté littérature actuellement, l’image n’est pas des plus reluisantes. Au foisonnement des mots écrits au nom de la littérature il n’est pire érosion de la pensée que l’outrecuidance du « contemporain » se nourrissant plus de tares que d’art proprement dit. Une molle époque où la société se disperse dans une culture d’incessantes nouveautés cédant plus le mérite au nombre et à la vulgarisation du conventionnel qu’au souci de la recherche d’une qualité littéraire.
Au Maroc, peut-on encore parler de production littéraire tant la créativité en la matière est dérisoire. ? Les talents ne manquent pourtant pas mais les canaux de l’édition restent plutôt hermétiques si vous n’êtes pas en mesure de susurrer le « sésame » aux cerbères devant les lourdes portes des éditeurs. Et tant bien même cette production existerait-elle, les critères sélectifs, imposés par de soi-disant besoins de marché, n’en restent pas moins ahurissants.
Suffit-il de raconter son homosexualité à coups de doucereuses tournures pour prétendre au statut de grand écrivain ? Suffit-il d’être une victime du sida, un moribond en sursis ou un drogué repenti pour prétendre au pinacle des hommes de lettres. ? Suffit-il d’être femme battue, violée ou pute reconvertie dans la politique pour s’imposer en auteur d’ouvrages littéraires ? Suffit-il de jouir d’un nom « vu à la télé » pour prétendre au sacre plumitif ?
C’est une question de tendance m’a dit un jour un éditeur. Malheureusement tout le monde suit et entretient cette culture de la médiocrité. En ces temps industriels, sous prétexte de rentabilité, plus personne ne veut s’ériger en chantre de la reconquête des idées et du talent dans le champ littéraire. Là où les chancres d’un genre plutôt « graisseux » pullulent, nul brave pour relever le défi de tirer la production vers le haut. On « darijise » la pensée. On lisse le talent. On vulgarise l’écrit. On l’adapte à l’auge d’un lectorat friand de cochonneries et l’on s’étonne après que le poids de l’écrit ne pèse guère plus que la livre de son contenant …un marché prospère pour l’emballage et une aubaine pour les marchands de pépites….









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15 April 2010 at 21:28
Il suffit de faire un petit tour dans n’importe quelle “librairie” (le terme est mal choisi, mais il n’en existe pas d’autre)pour se rendre compte d’un autre phénomène aussi désastreux que ce que tu décris!
Quand on ne “darijise” pas la pensée, on la formate! Quand on ne lisse pas le talent, on lui impose un moule! Quand on vulgarise pas l’écrit, on le sacralise : et c’est le pire danger!
Le lectorat est autant friand de cochonneries qu’il est avide de bondieuseries!
Les unes et les autres sont autant de drogue : quand on y gouté, on en peut plus s’en passer!
Alors, relever le défi de tirer la production vers le haut n’a aucun intérêt pour les requins de l’édition!
15 April 2010 at 23:49
On dirait un projet de thèse
KB
Combien même tu as absolument raison sur certains points, ta prise de position reste discutable.
Quant à la question:Au Maroc, peut-on encore parler de production littéraire _tant la créativité en la matière est dérisoire_ ? Ma réponse est affirmative. Certes la littérature marocaine est florissante depuis les années 90, littérature mineure au sein d’une littérature maghrébine mineure, plus “osée” sous forme de défouloir (littérature homosexuelle, littérature carcérale, littérature féminine et d’autres “phénomènes” éditoriaux, mais la qualité existe: on voit immerger de ce tohu-bohu certaines voix qui se singularisent et qui disent quelque chose dans une langue nette et poétique parfois.
Quant à parler de lectorat, un constat: les marocains ne lisent pas. Enfin, peut-être, dans les trains ils simulent.:)
15 April 2010 at 23:52
je corrige: quand bien même
je vais me reposer sinon…
16 April 2010 at 11:44
Un ami me confiait hier soir, tandis qu’on se régalait d’un film thailandais, que le Maroc pourrait produire des chefs d’oeuvre inégalables en puisant dans son patrimoine culturel antique.
Je lui répondis en engouffrant une bouchée de calamar qu’aucune puissance du moment ne permettrait “pacifiquement” le réveil de l’authentique Maroc.
Kb, je trouve ton constat de “médiocrité généralisée” bien intransigeant. Les véritables artistes existent bel et bien et ils/elles s’accommodent de ne bouffer que de la vache enragée “en attendant” des jours meilleurs où la qualité primera grace à l’exigence d’un nouveau lectorat (encore à l’école pour l’instant)
16 April 2010 at 13:04
KB, excuse-moi de te contredire mais il n’y a pas tant que de talents que ça au Maroc.
Il ne suffit pas de se sentir écrivain ou avoir l’idée d’une création pour être un créateur.
La création c’est l’effort de faire naitre une idée. Et en la matière, on est plus grande gueule qu’autre chose.
Nos pseudo-créateurs ont le public qu’ils méritent.
J’ai toujours refusé l’idée d’un public sous tutelle et une production sans gout et entre les deux le pauvre créateur.
Créer c’est imposer sa patte. Impose la alors !
Tu ne peux te prévaloir d’une telle condescendance envers la société qu’une fois l’original de ton roman sous la main.
Et encore …
7didane qui marine kb à la sauce aigre-douce :p
16 April 2010 at 13:20
hola kb, du calme..
tu me fais penser à un bel article que j’ai lu pas plus tard qu’en mars dernier, Yasmina Khadra ( alias mohamed moulsehoul), attaqué par ses compatriotes sur un projet culturel ‘la caravane Albert Camus’ déclarait sans broncher « les algériens sont de grandes gueules aux bras écourtés, fainéants impénitents… »… j’ai bien aimé son entrevue parue dans la presse… et même si c’est pas réellement le sujet de ton billet, on y trouve bien des choses qui s’y apparentent… bien que maroc et algérie ont dews réalités differentes sur ce plan…
afin de te changer les idées, je t’invite à lire l’entretien en question que j’ai pu retrouver au hasard d’une recherche sur un blog ;
http://mdame.unblog.fr/?p=1834
bon weekend mon dindon… qui a bien raison de s’insurger contre la médiocrité de façon générale..
17 April 2010 at 08:40
On ne peut pas attendre mieux surtout si le best-seller marocain avoisinne les 2 ou 3 milliers d’unité vendue dans un pays où cohabitent plus de 30 millions d’amis
Soucie toi de la demande avant de blamer l’offre !
PS: Darija n’est pas une tare et les idées ont plus de valeur que la langue qui les véhicule d’où l’incomprise affirmation : “On darijise la pensée”.
18 April 2010 at 08:13
@ Yugurta
“en attendant” des jours meilleurs où la qualité primera grâce à l’exigence d’un nouveau lectorat (encore à l’école pour l’instant)”
Tu es bien optimiste quant aux écoliers d’aujourd’hui
Je trouve personnellement qu’ils se débrouillent encore moins bien que la génération précédente pour tout ce qui touche à l’art ou la culture.
Ils n’y portent quasiment aucun intérêt. Encore faut-il qu’ils maîtrisent suffisamment bien la(les) langue(s) pour s’y intéresser. On peut bien accuser le marché du livre (ou autre) d’être inexistant mais le fait est que la demande n’y est pas du tout. Le lectorat, quand lectorat il y a, a ses habitudes dès l’enfance. Cet intérêt grandit avec. Il ne naît pas à la sortie de l’école.
Et les parents y sont pour beaucoup dans tout ceci …
19 April 2010 at 09:41
Donna
Je saisis cette opportunité pour te présenter mes sincères et profondes condoléances pour le drame vécu par ta petite fille. Puisse tu trouver en ta sagesse la force de surmonter cette redoutable épreuve.
Je considère l’école d’aujourd’hui comme une pépinière de nouvelles normes, tant culturelles que sociales ou comportementales.
Il est vrai que la majorité des bambins marocains ne bénéficient pas encore d’un enseignement de qualité, mon optimisme est réconforté par la fondation Mohamed VI et ses nouvelles maternelles de haute qualité ouvertes aux démuni(e)s.
Mais si les “blagues les plus courtes sont les meilleures”, le corollaire voudrait que les réformes les plus pérennes sont souvent les plus lentes.
Avec le développement de l’accés au web et la curiosité naturelle des enfants, ils et elles accordent leur intéret davantage au thème de leur choix plutot qu’à la lecture de feuilles de choux jetables aussitot consommées.
La protection de l’environnement aidant, on assiste déjà à l’émergence de générations responsables dés leur prime enfance, capables de se définir en tant qu’acteurs décisifs sans attendre l’age adulte ou l’acquiescement de leurs ascendants.
La question soulevée par votre commentaire m’interpelle sérieusement. Tant qu’à pondérer les risques, il me semble que l’assiette du lectorat s’élargit bien plus que celle des créatifs. N’allons nous pas à pas de géants vers une situation de médiocrité des talents promue par le syndrome du mandarinat des éditeurs, telle que décrite avec une grande pertinence par notre ami Kb ?
Il appartient donc aux tenants de la création, notamment littéraire, de prendre leur mal en patience comme s’ils et elles étaient en avance sur leur temps; et ce, quellle que soit l’évolution de nos sociétés.
Qu’ils et elles s’inspirent de l’austérité des conteurs, trouvères, troubadours et artistes libres. Seule prime la satisfaction du bien etre insufflé à autrui, seule compte la bienveillance expirée par l’auteur(e) qui a su dissocier son effort de tout espoir de gloire ou de richesse.
Car la muse ne favorise que ses amant(e)s fidèles
19 April 2010 at 16:58
Hélas, c’est l’époque de la surdité et de l’incompréhension (au Maroc ou Ailleurs).
Epoque de la prédominance de la médiocrité
Beaucoup de gens, peu d’idées !
Un foisonnement de l’expression au détriment de la pensée
Une perte de repères et une course à la célébrité, au buzz et à la popularité, …
..
20 April 2010 at 19:44
@ Yugurta …
Euuuh, je crois que tu me confonds avec Janine (vue chez salvadorali?:-D)
Je n’ai pas encore de petite fille, ni de fille d’ailleurs
Pour ce qui est de la culture, je me demande si les littéraires digne du nom n’existent tout simplement plus, ou s’ils sont vraiment en avance sur leur temps et servent en attendant de la médiocrité aux friands de médiocrité.
Je suis plus tentée par la première. Un peu comme pour la musique … les artistes musiciens, c’est du révolu.
21 April 2010 at 09:45
Donna, navré pour la méprise. Je pensais effectivement à Janine.
Les talents littéraires existent encore, c’est l’exercice “pur” (professionnel) de la littérature qui s’étiole à mon sens, probablement en raison du phénomène de “peau de chagrin” qui affecte le lectorat de qualité.
Au point qu’une oeuvre littéraire digne de ce nom ne trouve que difficilement un débouché sur les marchés de l’édition dominés par le consommable et la spécialisation.
D’ailleurs, telle est la valeur ajoutée du web qui permet à ces créations de s’exposer malgré la problématique des droits d’auteur qui induit que l’écrivain(e) ou l’artiste musicien(ne) ne peuvent plus vivre de leur talent.
Et cette “évolution” touche également la cinématographie et les arts manuels (artisannats, sculpture, peinture, etc.). Dans les domaines de l’art, la qualité est inversement proportionnelle à la quantité.
Je vais oser avancer qu’en relisant bien des livres qualifiés en leur temps de “chef d’oeuvre de littérature”, je ne retrouve que du jus de méninge sans intéret. La médiocrité n’a pas d’époque, ce qui manque aujourd’hui manquait davantage hier, c’est à dire un lectorat vaste, exigeant et avisé. C’est que j’exprimais en disant qu’il est encore sur les bancs de l’école.
21 April 2010 at 14:34
La question du lectorat est très importante. Si nous sommes sous cultivés c’est bien parce que nous ne lisons pas, même pas la presse quand bien même celle-ci mériterait-elle d’être lue!… et quand lecture (en masse) il y a, c’est pour le “fait divers”. Du voyeurisme…culture de pacotille.
« Darije-t-on” la pensée”? Lisse-t-on le talent? Pas sûr! Ne le sont-ils pas déjà? Faute justement de cette culture nourrie de la lecture. (bien sûr! la darija, ici, n’est pas une tare mais elle demeure le véhicule de la culture de l’oral, de l’éphémère voire du périssable…
Dire que l’édition chez nous est “un marché prospère pour l’emballage et une aubaine pour les marchands de pépites…”, ceci n’explique pas cela, il doit bien avoir quelques honnêtes gens dans l’affaire, mais en règle générale hélas!, on constate que dans bien des domaines dans notre pays, les « bouchekara » sont là, faisant de la médiocrité et de la fourberie, les deux mamelles de la réussite.
Ceci étant, la littérature est, après tout, universelle et le livre de poche est à moins de 100DH.
22 April 2010 at 05:23
Moins de 100DH, ce qui reste très cher pour la masse. Surtout celle qui n’y voit qu’une botte de feuilles.
Donc si j’ai bien compris, ce lectorat abruti et cette culture-camelote tuent toute germe intellectuelle dans son nid. Car si talents refoulés entraînés à la petitesse littéraire il y a, c’est que c’est la nullité qui inculque l’intellect! Vive la dés-éducation !
@ Yugurta
Pas de souci
22 April 2010 at 08:52
Bonjour à toutes et à tous, désolé de vous avoir laissé un peu en plan sur ce post mais les contraintes du travail peuvent-être parfois tout autant pourvoyeuses de médiocrité comportementale que la culture ambiante.
Je lis et je vous réponds…des que ma capacité neuronale aura retrouvé le niveau minimal requis pour le balbutiement expressif intelligible
22 April 2010 at 09:26
La synthèse corollaire des différentes interventions semble beaucoup plus incriminer la demande que l’offre amenant, un peu trop facilement, à ce sournois constat : « le peuple n’a que les écrivains qu’ils mérite »
Faux dis-je ! je crie même à l’inversion de valeurs. Si cela était, le siècle des lumières n’aurait jamais vu le jour. Si l’art plait, naturellement dirais-je, c’est une conséquence. Une conséquence que l’on est en train de travestir pour la rendre « but ».
C’est à mon avis le pire des dangers, le plus sournois des leviers de régression…que l’art en arrive à se prostituer pour plaire et dans quel but ? mieux se vendre ? oui, c’est la pire des régressions qui emprisonne l’art entre des mains avides qui le dicteront, lui donnerons un label et qui pour mieux le vendre clamerons
« ceci est l’art, méfiez vous des imitations ! »
22 April 2010 at 11:23
Il ne s’agit pas “d’incriminer” la demande, mais de constater qu’elle n’est finalement pas si exigeante. La demande -c’est l’éducation- l’apprentissage dès le jeune âge à la lecture, la bonne lecture (et au savoir aussi). Partout dans le monde, on se plaint de la régression, certes, mais est-ce l’art qui se prostitue? Pas du tout, l’art est toujours là, mais sa place est de plus en plus petite. Mais il existe du moins il survit… dans le tas et il se distingue encore.
Alors c’est sûr que “des mains avides” dictent les choix, les font passer pour de l’art mais c’est l’époque qui le veut (une voix minable sort des tubes planétaires, un navet explose le box office, les footballeurs font des bestsellers etc)… la technologie et le marketing ont tout changé! avec un slogan sournois « On offre au peuple ce qu’il demande”.
On ne peut reprocher à la “mauvaise offre” d’être là, elle aura de toute façon son public mais c’est l’existence d’une demande exigeante qui réduira son impact… et peut-être sauvera l’art.
22 April 2010 at 11:43
bram, malheureusement c’est un peu plus compliqué que ça.
“on offre au peuple ce qu’il demande” certes mais on aura bien pris soin avant de “conditionner” ce peuple à demander ce qu’on veut qu’il demande.
l’exigence de la demande se mesurera toujours à l’aune de la bienveillance de l’élite et par les temps qui courent, je ne vois que des élites malveillantes.
distinguer l’art et s’y identifier dans la dimension anthropologique de son miroir ne suffit plus…l’exigence est à la consommation
23 April 2010 at 17:02
peut être
que ce vecu que vous dites ne fesant pas qualité littéraire mais peut être car la fonction du livre a changé peut être par la brièvetée de la vie toujours plus permanente en vue de notre plus grande connaissance du temps et des moindres évènements/anecdotes de personnes de mouvements de visuels qui ne nous sont plus contemporains mais toujours points de comparaison.
Du coup l’on cherche à consommer et/ou concevoir la représentation de la brièvetée d’une vie ces extrèmes et à en faire son rapport par l’écrit le dommaine de l’art s’emparant semble t’il avant tout autre des nouvelles techniques avant de les politiser dans leur contenus peut être en même temps qu’elles deviennent applicables à une corporation de production (corporation s’entend ici par quantitée de population ; médiane à artisant et industrie)
On reporte sur le livre ce qui hier fesait journaux
notre temps disponible pour la lecture en fait à la fois un outil de production par distinction des milieux sociaux donc application d’échelle ou étalonage et en même temps une marge de distraction dont la valeur c’est reportés en d’autres art comment ? la littérature à l’apparition de la télévision à rejoint le statuaire comme la peinture comme à l’aparition de la tapisserie.
ainsi ce fait divers prend place dans des reliures là ou il fallais de la place pour étaler sa culture il faut aujourd’hui la bonne prise pour recharger son pad (palm bb ip).
La technique de la brochure à fait son temps pourtant persiste l’usage et la préservation d’un espace par l’acquisition de techniques permettant la lecture et l’écriture.
D’ici quelques années la télé étant obsolette on verra apparaitre de rares collectionneurs de postes qui ré-émettrons en hertzien, collectionnant la technique qui de poste en poste fera peut être office de nouvelles plage d’acceuil à ce que l’on entend nommer art.
Je connais au moins deux livres réadapté sans droits…
24 April 2010 at 23:06
Luce, tu cru donc que la fonction du livre aurait changé tout comme l’épate (sauf les panzanni) qui ne se nourrit plus que de « people » ?
Il est vrai que la mode n’est plus au pavé qui était bien pratique pour caler un pied de chaise ou de table cassé mais sa fonction reste quand même la même. Un livre c’est juste un contenant. Le problème c’est plutôt le contenu qui a tendance à se réduire comme peau de chagrin. J’opine à ton idée de « brièveté ». Les gens sont devenus friands de l’immédiateté de l’action/réaction. Les éditeurs le savent et ne veulent plus que du léger ? des trucs qu’on ingurgite rapidement et qu’on chie aussi rapidement pour pouvoir en acheter d’autres, encore et encore…la tendance est à l’éjaculation précoce de l’esprit, la castration de l’idée, le racolage du verbe…bref le sea sex and sun de l’écrit. Le Khô lanta du romantisme…faut-il en gerber docteur ou s’en réjouir ? bof apres tout….
2 May 2010 at 16:21
la télévision en tant que contenant à aussi changé sa composition en reportage et non plus en art comme création d’une chimère et donc un détachement de faits réels ou journalistiques le support transpirerais le classement par son accesion devenant plénière ou est passé l’art mais non mon smicart l’or dort dans son art son dard aidant ces dons au rien qui fait du lard mais non oncle smokard son quart de création fait sion pour son temps en parts son quart donc est prison dans son travail de récréation . pauvre création. Car son oncle smicart a son art en session donc sa part par en moins quelle barbare tare l’art a sa cotation comment c’est choquant j’en pique un far on pèse l’art au marché désossé s’il vous plait ah non pas cette part j’me tire au fland dans l’lard même pas mal juste brûlée jusqu’au fond traversé saignant mais peu profond